Accueil BIEN inséré Entre Dronne et Belle, le Ruban Vert crée du lien social

Entre Dronne et Belle, le Ruban Vert crée du lien social

Hubert, un bus au service du monde rural © Ruban Vert
MOBILITÉ. Depuis 2013, le centre social le Ruban Vert, à Brantôme-en-Périgord et Mareuil, crée du lien social dans un territoire rural soumis aux problématiques qui vont avec.

Pour ceux qui la cherchent, l’antenne de Brantôme du centre social se trouve juste à côté du collège Aliénor d’Aquitaine. En 2000, Brantôme et Mareuil avaient toutes les deux leurs propres centres sociaux. En 2013, les deux entités ont fusionné. « Historiquement, les centres sociaux viennent d’Angleterre, explique Jean-Philippe Lasfargues, le directeur. Le but est de faire société. Puis, sont venues les allocations familiales et, nous sommes parfois encore un peu associés à ça : pour certains, on est là pour ceux qui ont des problèmes. C’est un peu stigmatisant. »

Un outil au service du collectif

Alors, qu’au contraire, la volonté et la fonction des centres sociaux est de « créer, avec les habitants, un projet social du quotidien », poursuit le directeur. Il le martèle, leur ADN est d’être à l’écoute des citoyens et de « transformer des problématiques individuelles en réponses collectives. Par exemple, quelqu’un n’a pas la possibilité de partir en vacances ou ne veut pas partir seul, ou encore n’a pas de moyen de transport. L’idée est de mettre en relation les gens et qu’ils construisent leur projet ensemble ».

La présidente et le directeur du Ruban Vert © B.R.

Au-delà de cet exemple, les administrateurs du centre social font face à un défi de taille, celui de la ruralité. « Nous avons deux sites, souligne Annie Demeuleanaere, la présidente. Mais cela ne répond pas aux problématiques que l’on rencontre en zone rurale et qui sont identifiées. C’est-à-dire vieillissement de la population, isolement, problèmes de mobilité. » D’où, depuis l’an dernier, la mise en place de Hubert, un bus qui sillonne les petites communes de l’intercommunalité Dronne-et-Belle.

Un bus à la rencontre des habitants

« Mine de rien, cela représente 500 km2 et près de 11 000 habitants, souligne le directeur. Les gens ne viennent pas facilement vers nous. À nous d’aller vers eux. » D’ailleurs, sous peu, Hubert va avoir un ou plusieurs petits frères. La mixité sociale est également l’un des mantras de l’association. Au rayon des actions menées au quotidien, le Ruban Vert organise des ateliers, des sorties ou encore, tout simplement, des rencontres. « Et nous avons un fab-lab, annonce fièrement le directeur. Pour ceux qui n’ont jamais touché à l’économie numérique, c’est génial. »

Mais, là encore, l’échange et le partage sont mis en avant. « On apprend les uns des autres », sourit Jean-Philippe Lasfargues. En tout, 12 salariés (10 équivalents temps plein) et plus de 620 adhérents font vivre la structure. Une structure qui soutient des projets locaux comme le festival Dragon Belle, dont la troisième édition aura lieu en septembre. « Cela tourne autour de la culture asiatique, appuie le directeur. Ce sont des jeunes d’ici qui en ont eu l’idée et nous les avons soutenus et accompagnés. Et, surtout, tout ce que nous proposons est gratuit. »