Les comédiens du Théâtre Paréïdolie et leur metteuse en scène Isis Eymery se sont investis cette année dans une œuvre majeure du théâtre contemporain, qui les a mobilisés durant des mois de répétition et de représentation : Macbett, d’Eugène Ionesco « une plongée aussi drôle que mordante dans les mécanismes du pouvoir », sujet à la fois éternel et d’actualité en prélude à l’année électorale qui arrive. « Écrite en 1972, cette réécriture du célèbre Macbeth de Shakespeare transforme la tragédie originale en une satire féroce où les tyrans se succèdent sans que rien ne change réellement. (…) Le spectateur est invité à entrer dans un univers où le pouvoir tourne en boucle, où les personnages se perdent dans leurs propres ambitions et où l’absurde permet de donner une lecture des mécanismes du monde politique et humain. »
Humour et énergie

La galerie de personnages, excessifs et souvent burlesques, incarnent « l’ambition, la corruption et l’éternel recommencement de l’Histoire » : la réflexion de Ionesco, toujours pertinente, porte sur la soif de pouvoir, les idéaux confrontés à l’ambition personnelle, la portée des révolutions… En jouant sur les décalages, « muscles plus ou moins développés et gueules de super-héros », la troupe met à nu « des ambitions dévorantes, des trahisons et même le vertige du pouvoir absolu ».
Après des séances à Bourdeilles et Champagnac-de-Belair avant l’été, la compagnie donne rendez-vous au public ce samedi 26 (20h30) et dimanche 27 septembre (17h) à la salle des fêtes de Verteillac pour les derniers feux de cette programmation… Elle se tournera ensuite vers d’autres créations, pour « un théâtre exigeant et ouvert à tous » et un « attachement à faire vivre la culture au cœur du territoire rural ».
- Entrée libre, participation au chapeau. Réservation conseillée au 06 48 34 46 89 par SMS (nom, date, nombre de personnes)
Jeune génération

Le Théâtre Paréïdolie anime aussi un atelier destiné aux adolescents. En 2026, la nouvelle génération de comédiens au sein de la compagnie a travaillé Presque le mythe d’Œdipe, une adaptation originale inspirée de l’un des récits fondateurs de la mythologie grecque. « Si le nom d’Œdipe est souvent convoqué, au hasard d’une psychanalyse de PMU, pour évoquer des relations entre une mère et son fils, le mythe d’Œdipe est surtout et certainement, une question de malédiction et d’incertitude ; ou de certitudes du destin, note le metteur en scène, Cyril Sardin. Dans cette adaptation presque fidèle Presque le mythe d’Œdipe invite à vous questionner sur presque plein de choses. »









