Accueil BIEN naturel Profession, scaphandrier d’eau douce en Périgord noir

Profession, scaphandrier d’eau douce en Périgord noir

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QUE D'EAU. Envie d’immersion rafraîchissante par ces temps de canicule ? Par plongeur interposé, voici une parenthèse aquatique, à la découverte d'un métier peu courant en Dordogne, à l’Aquarium du Périgord noir, au Bugue.

Quand nous avons rencontré Cédric Colombet cet hiver, à l’occasion d’un Éductour organisé par l’office de tourisme Lascaux-Dordogne, la météo était loin des 40° que nous avons atteints cet été. Et l’Aquarium d’eau douce, situé en bord de Vézère, a connu d’importantes inondations depuis.

L’homme est fidèle au poste, en toute saison : c’est lui qui nourrit les poissons et animaux répartis dans les bassins. Il est indispensable à la vie de la structure. Le petit “plus” de sa mission, c’est qu’elle s’accomplit en public, pour le plus grand plaisir des visiteurs.

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Combinaison lestée

Arrivé en 1999 dans l’entreprise, il y a évolué en 2006 en passant un diplôme de plongeur professionnel, ajoutant une compétence à son cursus. Elle lui permet d’approcher les animaux aussi bien que d’accéder à la partie technique des tuyauteries de l’Aquarium. « Il y a pas mal de travail, ce n’est pas de la plongée loisir, sourit-il. Tout est à ciel ouvert, les feuilles tombent, les eaux sont calcaires… » Autant dire que faire les vitres n’est pas une mince affaire ici.

La température de l’eau peut atteindre 26° l’été et descendre entre 0 et 5 en hiver. En toute saison, Cédric Colombet endosse son “uniforme”, combinaison étanche lestée de poids (20 à 25 kg) : ceux-ci lui permettent d’exercer sans risque son activité en fond de bassin, souvent glissant. En plus d’une aide pour s’accrocher à la vitre, l’autre accessoire est un masque facial « façon Nicolas Hulot à la grande époque ».

 

Ballet aquatique

Scaphandrier est l’intitulé exact de son métier : pour ce qui le concerne, son habilitation porte sur 12 mètres d’autonomie même s’il se limite à 5 mètres de fond à l’Aquarium. À ses débuts, le scaphandre pesait 80 kg, « identique à celui de Cousteau. D’ailleurs, il y a une explication au petit bonnet rouge du commandant, il devait lui servir à adoucir l’appui sur le bouton qui se trouve au sommet du casque, où l’air circule en permanence ». Il était alors encore moins possible à Cédric Colombet de s’habiller seul, chaque “pied” pesant 10 kg. Même si le matériel moderne n’a plus grand-chose à voir avec cela, il doit être assisté pour finir de s’habiller.

Impossible de boucler sa combinaison seul © SBT

Une fois équipé, le voilà au milieu de « ses » poissons. il confie avoir un lien particulier avec l’un des esturgeons qu’il nourrit, « il était là avant que je plonge, c’est mon pote, avec quelqu’un d’autre à ma place, ce n’est pas pareil ». Ce grand béluga communique avec lui par une gestuelle particulière, il se met sur le dos, « un peu comme les requins, c’est un jeu entre nous ». Un gracieux et facétieux ballet aquatique, qui scelle l’attachement du scaphandrier à son drôle de papillon.