Accueil BIEN fait Offre d’emplois chez Saint-Michel : accompagner la mobilité pour attirer

Offre d’emplois chez Saint-Michel : accompagner la mobilité pour attirer

©Saint-Michel
EMPLOI. La biscuiterie Saint-Michel, à Champagnac-de-Belair, démarrera en septembre 2022 une nouvelle ligne de fabrication. Le recrutement est déjà à l'ordre du jour, avec des réunions d'information collective et des prospections tous azimuts pour une cinquantaine de postes. La réflexion avance aussi pour résoudre les problèmes de transport.

Si l’intérim est l’une des portes d’entrée dans l’entreprise, l’offre en cours porte sur des postes en CDI largement ouverts à des débutants : 50 en production, les autres sur des fonctions support, flux et maintenance. Des évolutions sont possibles vers la conduite de machines puis de ligne, « avec l’expérience, le savoir-être et l’envie », souligne Régis Delattre, responsable des ressources humaines.

L’entreprise fréquente les forums pour l’emploi, participe à des job dating, et recourt avec Pôle emploi à la Méthode de Recrutement par Simulation pour trouver des conducteurs machines : trois séances d’information collective sur ce procédé sont prévues, avant six sessions de sélection de candidats. Régis Delattre recherche avant tout de futurs salariés capables de ponctualité et d’assiduité. Une formation de quatre mois sera dispensée en interne : six semaines en doublure, six autres en autonomie surveillée, et une semaine de validation.

Le service RH fait preuve de créativité et investit tous les réseaux, y compris sociaux : « On explore toutes les pistes, on sollicite l’ensemble des agences d’Intérim. Nous allons même tendre des bannières sur les routes pour dire que nous recrutons », sur le modèle des villages en quête de médecins. Pour augmenter les effectifs, c’est vers Périgueux et même Angoulême que le périmètre de recherche s’élargit.

Réflexion pour mutualiser les solutions de transport

Dans le contexte actuel de pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs, Saint-Michel compte parmi les employeurs qui cherchent des solutions pour résoudre les problèmes de transport en milieu rural.

Régis Delattre © S.B.T.

Les soucis de mobilité constituent un frein important, surtout avec la hausse des prix à la pompe : « 60 km par jour, c’est beaucoup, cela représente 10 % du salaire d’un débutant. On peut réfléchir à des transports en commun ou partagés. » En plus d’alléger le budget carburant, le passage en mode collectif a un impact environnemental évident.

La biscuiterie s’est impliquée dans la plateforme Mòver (mobilité en Périgord vert), au ralenti depuis la période Covid. « On n’abandonne pas le projet : autour de Brantôme, des entreprises comme Mademoiselle Dessert ou Périgord VDL expriment le même besoin et nous pouvons mutualiser une solution. Ce type de “ramassage” a existé en Dordogne et existe ailleurs, pourquoi pas revenir au collectif ? Un salarié peut commencer à se reposer sur le trajet de retour. »

Le travail dans l’agroalimentaire, en 2 X 8 ou 3 X 8, complexifie la donne. « On ne peut pas optimiser le remplissage des bus scolaires car les horaires ne correspondent pas. Nos mises en place de bus pour des aller-retour de personnels doivent se faire à 6 h, à 14 h. » Ces entreprises du Périgord vert représentent un potentiel de près de 250 emplois à venir. Pour satisfaire tous ces postes de production, l’étude en vaut la peine, quitte à harmoniser les horaires de ces gros employeurs locaux.

La future ligne de production

Le mode de fabrication de madeleines a évolué, plus rapide et plus automatisé, avec 1,5 tonnes à l’heure. La nouvelle ligne permettra de passer de 22 000 à 25 000 tonnes et apportera donc 65 % de production supplémentaire. « Ce type de technologie existe déjà sur place depuis 2018 et nous étions donc les mieux placés pour accueillir ce projet. » La ligne actuelle, qui fonctionne 7/7 jours avec cinq équipes et deux de remplacement, servira à former les nouveaux venus avant que l’autre devienne principale, ce qui facilitera l’acquisition de savoir-faire et anticipera l’organisation. « Nous devenons le 2e site contributeur de Saint-Michel. » De quoi pérenniser l’emploi et le site, appelé à s’étendre pour des infrastructures logistiques.