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Musique en Périgord étire sa saison

CULTURE. Le festival Musique en Périgord ouvrira sa programmation dimanche 25 juillet avec la violoncelliste Ophélie Gaillard et l'ensemble Pulcinella, qu'elle dirigera.

Après un hommage à Arlette Lang et Jean-Claude Lévy, qui ont animé le festival pendant trente ans et restent membres d’honneur, le président Patrice Liénart a présenté la nouvelle équipe et le nouveau site internet du festival lors de l’assemblée générale de Musique en Périgord. Une réservation en ligne permet désormais de régler ses places à distance.

Les bénévoles sont toujours bienvenus pour donner un peu de temps et partager les belles soirées proposées, jusqu’au dernier verre dans les sites qui accueillent les concerts (Le Bugue, Saint-Cyprien, Campagne, Saint-Chamassy, Audrix).

Cette année voit le festival s’étirer au-delà de la période estivale pour se prolonger « Au Fil des Saisons » avec un ou plusieurs concerts, dans le même esprit de diversité que l’été.

Tout le programme (pass sanitaire et masque demandés)

Parcours entre Paris et Périgord

Au-delà du festival Musique en Périgord, qu’ils y ont créé voilà 33 ans, Audrix est pour Arlette Lang et Jean-Claude Lévy une terre d’accueil liée à l’histoire d’Arlette : elle s’y est réfugiée en 1942 avec sa famille pendant l’occupation nazie.

C’est en fidélité de cœur à ce pan d’enfance crucial qu’elle y est revenue et y a même ancré un pan de son activité d’attachée de presse spécialisée dans les événements culturels (avec de belles années au festival de Théâtre de Sarlat), un monde qui est d’ailleurs devenu celui de leurs enfants, dont Laurent, comédien et metteur en scène, directeur artistique de Musique en Périgord, notamment.

La maison familiale d’Audrix, résidence d’été de cette tribu parisienne, est celle vers laquelle Arlette et sa sœur, puis sa mère, ont été exfiltrées après l’arrestation et la déportation de leur père et de leur grand-père lors de la Seconde Guerre mondiale. Arlette avait 6 ans et se souvient du voyage et du passage de la ligne de démarcation, vers Limoges puis le Périgord, dans cette maison rustique. La petite fille oublie le sort réservé aux juifs en partageant la vie des enfants de l’école, le village cachant en toute connaissance l’installation de ces réfugiées. De retour à Paris, en octobre 1945, la famille, hélas loin d’être au complet, a pu retrouver son appartement.

Hyperactifs

Arlette et Jean-Claude, musicologue passionné qui a orchestré les programmations avant de transmettre la baguette à son fils, ont créé le festival à Audrix avec une orientation musicale classique avant de l’ouvrir aux communes environnantes à partir de 1998, en même temps qu’à d’autres expressions musicales.

Le métier d’Arlette lui a permis de côtoyer des artistes comme Francis Huster, Daniel Mesguich ou encore la famille Casadesus, et des journalistes comme Jean-Marc Stricker ou Armelle Héliot, qui sont devenus des amis. Sans jamais user de sa parentèle avec Jack Lang (fraternité des deux grands-pères). On doit à Arlette la création du syndicat des attachés de presse, et elle est entrée dans l’équipe d’organisation et d’administration des Molières il y a une dizaine d’années.