
Après l’Islande l’an passé, l’artiste périgourdin Lo-renzo (Laurent Piot) a une nouvelle fois quitté son port d’attache du Jardin d’hélys-œuvre, à Saint-Médard d’Excideuil, pour une résidence artistique en Roumanie (depuis le 8 mars) qui s’achève bientôt, avec en point d’orgues la Nuit Européenne des Musées, ce samedi 23 mai. Lo-renzo la célébrera à Bucarest, avec une restitution publique de ses mois de présence dans ce pays. Son cœur battant, du rose qui caractérise son empreinte artistique, est passé de main en main durant son séjour. « Mon coup de cœur au musée !!!!! », titre de son projet artistique, sera révélé lors de cette Nuit Européenne des Musées, au Musée National de la Littérature Roumaine. Fruit d’une collaboration avec l’équipe du musée, sous la direction de Monica Morariu, responsable des programmes, cette résidence lui a permis de travailler avec les muséographes, critiques d’art, restaurateurs, médiateurs, pour « capturer, ensemble, l’âme de ces lieux et des personnes qui les font vivre ».

Cette aventure humaine et artistique s’est déroulée avec pour précieux référent un jeune auteur et écrivain, Vasile Gribincea, qui l’a accompagné comme médiateur, guide et traducteur lors de chaque visite. « Alex Ursu, coordinateur multimédia, a réalisé les prises de vue, interviews et montages vidéo des membres du musée, donnant vie à ce projet. »
Restitution immersive et interactive
La nuit commencera… dès 16h. Le public présent à Bucarest découvrira le travail de Lo-renzo sous une forme ludique et poétique, au fil d’un parcours

Ses stickers sont disposés dans le Musée National de la Littérature Roumaine et les Maisons mémorielles (Anton Pann, Tudor Arghezi, Agatha et Georges Bacovia, Fanny et Liviu Rebreanu, Claudia Millian et Ion Minulescu), ainsi que l’Atelier de Margareta Sterian), avec des QR codes à scanner pour accéder à des interviews des acteurs du musée, réalisées par Alex Ursus. De quoi humaniser le musée par la mise en lumière d’œuvres, lieux et équipes, avec une série de portraits où chacun partage son attachement à une œuvre des collections ou à un lieu (salle, accueil, atelier, etc.) où il/elle aime travailler. Les collections et les espaces s’animent à travers des récits personnels, reçoivent une identité visuelle forte.
C’est grâce au programme Erasmus+ – Tremplin pour l’emploi que Lo-renzo a pu réaliser ce projet entre mémoire, patrimoine et émotion : l’Europe, c’est aussi ce territoire-là, celui d’échanges culturels qui nourrissent des démarches de médiation innovantes.









