Le Colibri est un symbole de joie, de légèreté, mais aussi résilience. À Périgueux, rue Louis Blanc, c’est le nom d’une association qui accueille les personnes victimes d’un AVC ou d’un traumatisme crânien. Nathalie, 61 ans, fréquente tous les mercredis ce Groupement d’entraide mutuelle, projet soutenu par l’Agence régionale de santé. « J’ai été victime d’un AVC, il y a un peu plus de quatre ans. J’ai quelques séquelles et je ne peux plus travailler, même si j’ai la chance de vivre dans un appartement autonome avec mon compagnon. Venir au Colibri m’apporte beaucoup, cela m’évite de me replier sur moi-même et de devenir sauvage. » Nathalie, fait partie de la vingtaine d’adhérents de l’association et apprécie tout particulièrement les sorties extérieures au cinéma, les ateliers cuisine. « Ce sont de vrais moments de convivialité. On peut venir juste prendre un café, pour échanger. Je viens tous les mercredis, c’est un rendez-vous que je ne souhaite pas manquer. Ce qui compte le plus à mes yeux, c’est de retrouver un lien social. »
Retrouver une place dans la cité

Les locaux, inaugurés le 17 septembre, disposent d’une cuisine, d’un salon, d’un bureau pour les deux animateurs salariés et d’un accueil convivial. « Nous recevons du lundi au vendredi, en moyenne sept à huit personnes par jour, et nous sommes ouverts un samedi sur deux. Le mercredi est la journée la plus chargée », indique Carole Lachaud, une des deux animatrices. Soutenu par l’Agence régionale de santé qui a identifié le besoin de structure d’accueil sur le territoire pour les personnes cérébro-lésées, le GEM a pour but de rompre l’isolement, de favoriser le lien social, de redonner confiance en participant à des activités. « Avec mon collègue Cédric, notre rôle consiste à accueillir, à écouter, accompagner chaque adhérent, et donner corps aux projets qui émergent au sein du groupe. Nos adhérents se sentent isolés et éprouvent le besoin de rompre leur isolement. Le GEM leur permet de reprendre des activités, de se réinsérer et de retrouver une place dans la cité. Les relations ainsi créées sont valorisantes et très enrichissantes », explique Carole Lachaud. Le Colibri est aussi un lieu d’orientation pour certaines démarches, notamment pour ceux qui ont envie de reprendre une activité sportive ou culturelle.
Un lieu boussole
« C’est un espace où l’on se retrouve entre personnes qui partagent une même expérience de vie, un accident de la vie, qui trouvent ensemble la force de la traverser autrement », a précisé Hervé Mazière président de l’APEI, association marraine du Colibri et qui contribue au financement des deux postes salariés.
« Ce qui prime, poursuit l’animatrice, ce sont les besoins des adhérents. Chacun est invité à apporter ses talents, ses idées, sa personnalité, pour faire du Colibri un lieu qui lui ressemble. Nous sommes une boussole. »
Chaque nouvel arrivant est invité à une période de découverte, pour prendre le temps de connaître la structure. L’adhésion, au prix de 20 euros, assure le fonctionnement du GEM et permet d’accéder librement, du lundi au vendredi de 9 heures à 17 heures et un samedi sur deux de 9 heures à 17 heures. Pour suivre le quotidien de l’association et ne rien manquer de ses prochains événements, rendez-vous sur sa page Facebook.









