Accueil BIEN fait Engager, motiver et fidéliser les jeunes, c’est possible

Engager, motiver et fidéliser les jeunes, c’est possible

©C.Ribeyreix
EMPLOI. JEUNES. Une affirmation lancée à son auditoire par Thaïs Herbreteau, invitée par le Centre de Jeunes Dirigeants d'entreprises Dordogne (CJD) pour donner des éléments de compréhension des nouvelles générations aux dirigeants et partenaires réunis dans l’amphithéâtre du Campus Périgord.

Loin des conférences soporifiques et pontifiantes, l’intervenante de la société Link’s a proposé un éclairage interactif stimulant, non dénué d’humour et bien loin des clichés.

Réussir sa vie et pas réussir dans la vie

Quand leurs grands-parents baby-boomers et génération X envisageaient la réalisation de leur(s) rêve(s) à la retraite, la génération Z entend profiter ici et maintenant et ne se projette pas au-delà du court-terme. Le monde anxiogène dans lequel les 18-24 ans évoluent : attentats, crises économique, sanitaire, éventualité d’une troisième guerre mondiale, mutation rapide de la société, autant de raisons pour chercher un bon compromis entre qualité de vie au travail (QVT) et vie personnelle, sans surinvestissement dans l’entreprise. Et si cela n’est pas possible, d’autres voies sont envisageables : 61 % des 18-24 ans souhaitent quitter leur entreprise et 51 % d’entre eux veulent créer la leur.

Des outils pratiques à destination des entreprises

Plus attachés à la figure du manager-coach qui saura créer une intimité, les 18-24 ans veulent avant tout être écoutés, même si leur feed-back peut parfois s’avérer douloureux pour le chef d’entreprise… Le respect et la considération viennent juste après. Dès lors, le manager aura intérêt à privilégier les compétences Soft Kills pour motiver et fidéliser ses salariés : favoriser la communication, la collaboration-coopération, la créativité et l’esprit critique.

Certains outils évoqués par l’intervenante sont à cet égard intéressants : le rapport d’étonnement consistant à demander à une nouvelle recrue ses points d’étonnement ainsi que des éléments d’analyse, concernant le fonctionnement de l’entreprise qu’elle est en train de découvrir.

Des entretiens réguliers, programmés dès l’intégration du salarié donneront l’occasion de parler de tout, sauf du business. L’entretien de sortie lors du départ d’un collaborateur permettront de recenser les points de dysfonctionnements qu’il a pu noter, y compris et surtout concernant le management.

Enfin certaines questions réflexives, telles que : qu’en penses-tu ?que proposes-tu ? faciliteraient  l’autonomie et l’esprit critique du jeune salarié.

Le CJD veut comprendre la jeune génération pour l’intégrer

Mouvement patronal d’entrepreneurs engagés plaçant l’économie au service de l’homme, le Centre des Jeunes Dirigeants existe depuis 1938.

Générateur autant qu’expérimentateur de nouvelles idées, il porte des valeurs de responsabilité, de solidarité, de loyauté et de respect, et croit, ainsi que l’a expliqué Thomas Holt, l’actuel président du CJD Dordogne, « en une troisième voie de libéralisme responsable ».

En Dordogne, il compte une cinquantaine de membres, représentant 240 millions d’euros de chiffre d’affaires, 900 salariés, et recrute une quinzaine de membres chaque année, de l’auto-entrepreneur au patron de PME.

Plaçant l’intelligence collective au cœur de son mouvement, le CJD propose des réponses concrètes aux enjeux sociétaux, notamment en matière d’emploi, et s’appuie notamment sur les échanges et la formation de ses membres.

Désireux de comprendre la jeune génération pour « l’intégrer dans l’entreprise et dans l’entreprenariat », le CJD Dordogne a proposé à ses membres et partenaires, une réflexion pour comprendre le management des 18-30 ans.

©C.Ribeyreix