Accueil BIEN fait Artisan luthier, il fait vibrer la corde sensible

Artisan luthier, il fait vibrer la corde sensible

MUSIQUE. Installé à Coursac depuis février 2020, Jean-Raphaël Guillaumie exerce passionnément son métier de luthier et se consacre à la fabrication sur-mesure de guitares acoustiques et électriques complètement personnalisables et customisables.

Après avoir exercé plusieurs années dans le coeur historique de Bordeaux, Jean-Raphaël a décidé de se mettre au vert bien avant la crise sanitaire. Si son activité professionnelle lui donnait pleine satisfaction, l’insécurité croissante et la crise des gilets jaunes ont eu raison de ses dernières résistances. Privilégiant un juste équilibre entre ses attentes professionnelles et personnelles, il a fait le choix du BIEN être en Périgord.

Plusieurs cordes à son arc

Avant d’être luthier, Jean-Raphaël a été cavalier de compétition en équipe de France. À la trentaine, il opte pour le transport et la logistique, parcourant la France et l’Europe durant plusieurs années. La guitare n’est encore pour lui qu’un loisir qu’il professionnalise en intégrant le CMA de Valenciennes. Une formation en ingénierie du son vient compléter son cursus mais ne le comble pas ; cela lui semble trop abstrait : « bricoleur de nature, j’avais besoin de transformer la matière. »

Son expérience dans la vente, l’entretien et surtout la réparation de guitares est l’élément déclencheur de sa reconversion. Durant un an, il s’initie au métier de luthier auprès d’un professionnel dans l’Hérault, et apprend à fabriquer des guitares acoustiques ; un vrai coup de foudre : Jean-Raphaël découvre avec bonheur « le côté passionnant de partir d’un bout de bois pour en faire un instrument. »

Un métier complexe

La connaissance et le travail du bois sont au coeur de l’activité de lutherie. Suivant le son que l’on veut obtenir : froid, chaud, cristallin, certaines essences seront plus adaptées que d’autres. Il s’agit après de trouver le compromis entre ce paramètre important et l’esthétique recherchée par le musicien ;  d’où le respect des règles de l’art car « techniquement la caisse creuse supporte jusqu’à 80 kilos de tension de corde. » C’est pour cette raison que Jean-Raphaël discute beaucoup avec ses clients pour bien comprendre leurs souhaits et les écoute aussi jouer. D’autres compétences sont indispensables  : l’électronique, le vernissage, mais également tout ce qui a trait à la finition et à la customisation, particulièrement appréciée des connaisseurs : incrustation de nacre ou rosaces élaborées, les phases de finitions représentent 1/3 des 200 à 250 heures de travail nécessaires pour fabriquer une guitare acoustique.

Une clientèle diversifiée

Si ses clients bordelais n’hésitent pas à faire une centaine de kilomètres pour recourir à ses services, Jean-Raphaël développe également une clientèle locale qui le sollicite pour de l’entretien ou de la réparation d’instruments, mais également pour des cours de guitare. En outre, l’activité de dépôt-vente de guitares vintage qu’il propose, s’appuie sur une clientèle avertie nationale voire internationale.

Avis aux collectionneurs…