France Alzheimer Dordogne organise dès le printemps des week-ends et courts séjours destinés à des personnes malades et à leurs aidants. Ces parenthèses de répit se vivent en toute convivialité, à Saint Pierre d’Oléron, Arès, à l’Ile de Ré ou encore à Vic sur Cère, des destinations appréciées où certains reviennent chaque année.

Le groupe, parti en car ou en minibus, loge à l’hôtel ou en centre de vacances. Tous partagent visites, moments de jeux et de repos. « C’est convivial, on est comme en famille », assure Marie-Claude Moreau, bénévole lors de ces séjours vacances. Elle connaît chacun par son prénom. Elle prépare la logistique, avec le soutien de Geneviève Demoures, présidente de France Alzheimer Dordogne, et d’Élodie Audibert, coordinatrice.
Juste retour
Une équipe de dix bénévoles « extraordinaires », parmi lesquels des infirmières, se relaie lors des différents séjours. « On y vient avec son cœur », insiste Marie-Claude. Depuis 5 ans, elle veille au bon déroulement de ces vacances. C’est en arrivant à la retraite qu’elle a eu envie de s’investir auprès de l’association « pour essayer de rendre ce qu’on lui avait donné quand (s)a mère a été diagnostiquée et qu’elle s’est tournée vers France Alzheimer Dordogne ». La formation suivie auprès de l’Union France Alzheimer lui permet d’encadrer d’autres séjours nationaux.
Elle revient à chaque fois avec des anecdotes touchantes : ce couple qu’elle est allée chercher dans un département voisin parce qu’une panne de voiture les empêchait de rallier le point de départ du groupe… « J’ai fait deux heureux » ; ou cette aidante qui n’arrivait pas à quitter la piste de danse lors d’une soirée très avancée ; ou cette autre qui a décrit son plus beau jour d’anniversaire.
« Ma femme est toujours émerveillée, elle est touchante.» Pierre

Pierre, mari aidant de Monique dont la maladie a été diagnostiquée fin 2019, revient à Saint-Pierre d’Oléron du 8 au 12 mai pour son quatrième séjour. Quand il vivait en appartement en région parisienne, il avait pour habitude de se déplacer et il tient, avec son épouse, à conserver « ce rituel, même si cela devient de plus en plus difficile ; il nous arrive aussi de nous rendre de temps en temps au restaurant. Mon épouse aime la compagnie. Ces séjours nous apportent beaucoup, ce sont des moments de partage importants ».
« Comme dans une famille » J-Jacques

Jean-Jacques, aidant depuis que la maladie de son épouse, Martine, a été décelée en 2018, a suivi une formation pour mieux comprendre la maladie. Il a notamment participé à un séjour à Vieux Boucau, dont il garde des souvenirs mémorables. « C’était la première fois, on s’est sentis comme dans une famille. Mon épouse était heureuse de participer. Ce qui est formidable, c’est qu’il n’y a pas de jugement, il y a un vrai respect entre nous. À la fin du séjour, on se fait tous la bise et on se quitte avec un petit pincement au cœur », confie-t-il. Du fait de l’évolution de la maladie, son épouse réside désormais au Verger des Balans : son rôle d’aidant se poursuit différemment, mais avec la même présence à ses côtés.
Un séjour pour les aidants : une première en Dordogne
C’était une demande de leur part : « on a réfléchi et on s’est lancés » explique Marie-Claude. Pour la première fois, du 26 au 29 juin, dix aidants accompagnés de bénévoles partiront le temps d’un week-end, à Super Besse. Les familles ont été prévenues suffisamment tôt pour s’organiser pendant cette parenthèse de quelques jours sans leur proche, respiration essentielle pour les aidants. Jean-Jacques sera du voyage pour partager le lien qui unit les aidants entre eux.
Les séjours 2026
- 7 couples et 4 bénévoles ont participé au séjour à Saint-Pierre-d’Oléron, du 8 au 12 mai
- 25 personnes et 4 bénévoles seront à Arès du 29 au 31 mai
- 10 aidants et 3 bénévoles sont inscrits pour le week-end à Super Besse du 26 au 29 juin.









