L’association Futur, engagée pour le bien-être animal, installe son 50ᵉ foyer en Dordogne, à Plazac, chez Laetitia et Karen. C’est sa première adresse dans le département pour le Sanctuaire du Futur qui œuvre pour « rendre l’adoption d’animaux de ferme aussi naturelle que celle des chiens et des chats ». Cette mission repose sur des sauvetages réels et un accompagnement personnalisé des adoptants grâce à un réseau de solidarité entre citoyens.

En deux ans d’existence, l’association a sauvé près de 600 animaux et réuni 50 foyers adoptants dans plusieurs régions de France, dont six en Nouvelle-Aquitaine (Charente, Charente-Maritime, Creuse, Haute-Vienne, Landes, Lot-et-Garonne) auxquels s’ajoute celui de Plazac.
Le modèle repose sur l’engagement de citoyens passionnés, soucieux de transformer la vie d’animaux d’élevage « trop souvent considérés sous le prisme de la consommation ». En démocratisant l’adoption d’animaux dits « de ferme » et en instaurant une empathie et un respect identique à ceux prodigués aux animaux dits « de compagnie » (pas toujours, hélas, au regard des abandons et maltraitances constatés). Futur favorise sauvetage et adoption par des particuliers, accompagnés par la structure dans les solutions apportées.
Prendre refuge

Pour illustrer le changement de regard espéré, Futur rappelle que la dernière boucherie canine a fermé ses portes en 1925 à Paris. Le regard sur les chiens — qui comptent parmi les membres de la famille, reconnus pour leur intelligence et leur sensibilité — a considérablement évolué. Le basculement sociétal espéré par l’association pour les animaux de ferme n’en est sûrement qu’à ses balbutiements, mais en faisant émerger un nouveau modèle d’adoption responsable, elle montre le chemin possible vers des foyers plutôt que des assiettes.
Les 50 foyers de particuliers de l’association sont reliés en réseau d’entraide, avec une cagnotte commune, des fiches techniques par espèces, une communication sur les réseaux et un accompagnement administratif, des recherche de partenariats.

Tout commence avec des signalements faits par des bénévoles, particuliers ou institutions, sur lesquels enquête l’association. Cela concerne des animaux en errance, abandonnés, maltraités, sauvés d’abattoirs : cochons, vaches, chevaux, ânes, moutons, chèvres, poules, cailles, pigeons… « En 2025, nous avons par exemple sauvé plus de 30 cochons sortis d’une situation de maltraitance dans une décharge, tous ont trouvé une famille. » En juin dernier, sur demande de la mairie, l’équipe a secouru un troupeau de chèvres en divagation en Gironde.
• contact : sanctuaire@futur-asso.com