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Le renouveau du Planning familial

© S.B.T.
ÉGALITÉ, MIXITÉ. Le Planning familial Dordogne revient dans le paysage associatif local : l'assemblée générale constitutive s'est déroulée samedi 30 octobre à Périgueux. En attendant l'installation dans un nouveau local, en cours de repérage avec la Ville de Périgueux et le Département.

Déborah, Sylvie, Anne, Pascale, Laëtitia, Morgane, Helder, Sami : ils forment la nouvelle gouvernance, collective, du Planning familial Dordogne. Certaines investies de longue date, comme Pascale qui a vécu « comme un crève-cœur » la mise à l’arrêt du mouvement en juin 2020 ; d’autres impliquées depuis un an pour sa reconstruction, comme Laëtitia, convaincue que « le réseau doit exister en milieu rural » ; et certains venus en ce jour d’assemblée générale pour dire qu’ils souhaitaient s’investir : c’est le cas de Sami Haddad, gynécologue à l’hôpital de Périgueux, qui fait actuellement l’objet d’une mesure de suspension et dit « avoir du temps pour soutenir le mouvement et continuer à lutter contre le patriarcat ». L’équipe, constituée à distance pendant la crise sanitaire, met ses forces dans le renouveau du Planning en Dordogne, soudée autour du socle que constitue la charte des valeurs du Planning.

Des rendez-vous dans l’espace public, en attendant un local

Monique Nicolas, militante impliquée au sein de la fédération régionale, était là samedi après-midi à la médiathèque Pierre Fanlac de Périgueux pour encourager une assemblée bien moins importante que celle qui s’était retrouvée en octobre 2020 à La Filature en vue de cette renaissance, « mais nous voulions surtout une réunion opérationnelle pour reconstruire un socle ». 

La motivation est d’autant plus forte qu’elle se trouve concentrée sur un petit groupe déjà actif via ses comptes Facebook et Instagram, soucieux de maintenir le lien avec les professionnels et les jeunes, et avec le grand public à l’occasion d’événements liés aux droits des femmes, notamment, le prochain rendez-vous étant fixé le 25 novembre, journée internationale contre les violences faites aux femmes (mais avant, n’oublions pas qu’à partir de ce mercredi 3 novembre, les femmes commencent à travailler gratuitement jusqu’à la fin de l’année… tout un symbole de l’inégalité salariale).

Formation et point d’ancrage

Pour les mois qui arrivent, le premier objectif est d’obtenir l’agrément Evars (espaces vie affective, relationnelle et sexuelle) : la formation des militantes est en cours pour maîtriser les compétences nécessaires à l’accueil et l’accompagnement. 160 heures pour « l’éducation à la vie », et 400 pour la mission de « conseil conjugal et familial ».

Parallèlement, un local est toujours en cours de repérage pour une visibilité et une capacité d’accueil à Périgueux, en attendant un maillage du département.

Un travail en réseau s’organise, avec le concours de Femmes solidaires Dordogne qui se disent « jumelles même si différentes ».

Les moyens d’action se renouvellent avec l’arrivée de militants de divers horizons : ici comme ailleurs, le mouvement se construit avec la société en même temps qu’il la fait évoluer.