Accueil BIEN fait Franck Serra : La réussite, en osant diriger autrement

Franck Serra : La réussite, en osant diriger autrement

MANAGEMENT. Dirigeant de Serra Paysages depuis l’âge de 21 ans, Franck Serra fête en mars 2021 les dix ans de son entreprise. Ses 25 salariés et son chiffre d’affaires en progression de 25% tous les ans depuis 2011 ne lui donnent pas la grosse tête. Tout au contraire, la bienveillance, l’humilité et le dialogue sont toujours ses valeurs maîtresses.

Il ne le répètera jamais assez, il faut OSER, plus encore dans une période compliquée comme celle que nous vivons. « À chaque génération, il y a toujours eu des phases de complication ; ça fait partie de la vie. Mais le pire, c’est de rester statique. Oser est moins risqué. Plus on attend sans rien faire, plus cela devient complexe de se remobiliser et de se remotiver. »

Confronté au collège à des enseignants déconcertés par tant de volonté et de maturité, le jeune adolescent de 15 ans a bien compris qu’il est seul maitre de son destin et qu’il n’a pas de temps à perdre. Se former en alternance lui donne une motivation à toute épreuve. Après avoir enchaîné avec succès le BEP, le BAC Pro ainsi que le BTS, germe déjà en lui le projet de création de sa future entreprise.

Ardent défenseur de l’apprentissage comme moteur d’intégration dans le monde économique, il le considère comme un acte gagnant-gagnant, pour le jeune, ses parents et l’entreprise. Penser son avenir professionnel nécessite au préalable de bien se connaître, afin de choisir la meilleure voie possible pour se réaliser : « Nous ne sommes pas tous constitués de la même manière. Il faut se chercher car il y a plusieurs chemins possibles. Pour se trouver, il est important d’identifier ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas, de comprendre ce qui nous anime car ce que l’on fait en étant jeune, c’est pour notre avenir. Personne d’autre ne le vivra à notre place.»

La responsabilité du dirigeant

Face aux propos de chefs d’entreprise hostiles à l’apprentissage au prétexte qu’un apprenti sur deux ne vaut pas la peine, Franck propose d’éliminer les croyances limitantes. Pour lutter contre ces freins pétris de certitudes, il privilégie la remise en question : « Il faut se demander si nos méthodes de management sont assez adaptées pour intégrer des jeunes et les faire vibrer, pour qu’ils prennent du plaisir à faire ce qu’ils ont à faire ». Un discours nécessitant de la part du chef d’entreprise la volonté de faire partager ce plaisir, pour que les jeunes puissent également s’épanouir, mais surtout une prise conscience de sa responsabilité à tous les niveaux : « Il est important de donner, de mouiller sa chemise avant de juger. Se donner les moyens de former des jeunes, de les mettre en lumière dans un système  participatif, collaboratif dans lequel on fait confiance. C’est une vigilance quotidienne. » La confiance que le dirigeant place dans son jeune salarié nourrissant celle que ce dernier a en lui. Un cercle vertueux. Quant au conflit souvent redouté, Franck en fait une source d’amélioration quotidienne : « Le conflit, dans la mesure où il reste bienveillant, permet de soulever des questionnements et de favoriser le dialogue. »

Une progression constante

Parti seul en 2011, son entreprise compte aujourd’hui 25 salariés et affiche une croissance régulière de 25% chaque année. De 100 000 € de chiffre d’affaires, il est désormais près de franchir les 2 millions d’euros. Poursuivant le développement de Serra Paysages ainsi que celui de sa marque Infiniflore (sépultures végétales), désormais prise en charge par son épouse Alexandra, Franck travaille chaque jour à anticiper afin de poursuivre son expansion.

Bien ancré dans son époque et afin de développer tout le potentiel de son entreprise sur Internet, il a recruté deux jeunes étudiants préparant un diplôme en alternance de web designer à la Wab de Bergerac. Début avril, un chargé d’affaires complètera l’équipe pour assurer la continuité de l’essor de la société.

Résolu en 2011 à ne pas dépasser cinq salariés, Franck Serra a su   « lever ses croyances limitantes », notamment grâce à l’accompagnement et à l’appui du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprises du Périgord.

Sera-t-il le Maître Jardinier 2021 ?

Fidèle à son credo, Franck Serra ose et avance. Son dernier challenge : disputer le concours du Carré des Jardiniers, en imaginant, concevant et réalisant un jardin d’exception, répondant aux valeurs d’authenticité, de talent, d’audace, de créativité, de durabilité, et de partage. L’édition 2021 porte sur le thème : Le jardin du (bon) vivant.

Référence dans le milieu du jardinage professionnel, cette compétition permet de désigner le Maître Jardinier qui sera durant deux ans l’ambassadeur de la profession. Un rêve que Franck pourrait réaliser s’il passe la pré-sélection de dix candidats en avril, puis la proclamation des cinq finalistes fin mai 2021. Enfin, il lui faudra convaincre le jury de le proclamer Maître Jardinier le 1er décembre 2021. Tout ce que nous lui souhaitons.

 

Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprises (CJD)

Plus vieux mouvement patronal de France, le CJD a été créé en 1938 par Jean Mersh.

Il accompagne les chefs d’entreprises en mettant la priorité sur l’économie au service de l’homme, dans le but de renforcer la compétitivité des entreprises françaises. Dans cette optique, il procure à ses adhérents des outils de formation, d’échanges et d’expérimentation.

Il compte à ce jour 5 700 dirigeants d’entreprises, 17 pays affiliés, 16 délégations régionales et 118 sections en France.