En marge du vaste programme autour du 8 mars dans tout le département, et avec un peu d’avance, la loge périgourdine Les trois roses (créée en 1977, elle fêtera son 50e anniversaire l’an prochain) de la Grande loge féminine de France (GLFF, obédience maçonnique qui a célébré ses 80 ans en 2025, réunit 13 000 femmes, dont une centaine en Dordogne, dans près de 500 loges en métropole, en outre-mer et à l’étranger) accueille la Grande maîtresse Liliane Mirville (présidente nationale de la fédération de loges) pour une conférence publique ce samedi 21 février, à 14h30, au Centre départemental Joséphine-Baker (1, cours Saint-Georges, Périgueux) : “Être franc-maçonne à la Grande loge féminine de France, aujourd’hui et demain”, intervention suivie d’un échange avec le public et d’un verre de l’amitié, pour aller à la rencontre d’un nouveau public et faire connaître un pan méconnu de la franc-maçonnerie, ce qui distingue cette communauté féminine des autres obédiences.

La GLFF signe son attachement à la cause des femmes et au progrès de l’humanité, avec une préoccupation de laïcité et dans une démarche initiatique, prend position sur des questions de société, porte au dehors le fruit du travail en loge (elle est notamment sollicitée sur les questions bioéthiques). Sans se revendiquer féministes, ces sœurs se veulent « les femmes libres de demain », solidaires des actions des associations et combats pour les droits des femmes.
Mobilisation collective
À Périgueux, cette 17e édition du Mois des droits des femmes* se déroulera sur le thème des engagements, avec l’ambition de renouveler la dynamique autour de la journée du 8 mars. Tout au long de ce mois, divers événements portés par 29 associations et structures locales, coordonnés par le service vie associative de la Ville de Périgueux, composent cette nouvelle édition qui mettra en lumière la diversité des formes d’engagements portés par les femmes : citoyen, professionnel, artistique, associatif, culturel ou encore solidaire.
Des temps forts vont permettre de croiser les regards et les parcours pour évoquer le droit, le bien-être, la libération de la parole ou l’expression artistique, et toucher un large public, de tous âges.
Tout un programme

Des acteurs culturels, éducatifs, sociaux, artistiques ou sportifs participent à l’événement à travers une quarantaine de projets et formats variés : ateliers, concerts, conférences, expositions, formations, initiations, projections, rencontres, spectacles, stands d’information… Des actions de sensibilisation sont prévues auprès des scolaires sur l’égalité filles-garçons (Femmes puissantes au croisement des genres), avec une projection du film d’animation Rebelle (avec Ciné Cinéma), puis le spectacle Lili lit– les filles et les garçons de la compagnie Lilo. Cette démarche éducative est menée en partenariat avec la Déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité (DDDFE), Valérie De Pauw.
Ce Mois des droits des femmes à Périgueux offre aussi l’occasion de porter un autre regard sur des lieux de la ville, comme le Conseil départemental d’accès au droit (CDAD) qui proposera des temps forts au Tribunal judiciaire : du 2 au 27 mars, exposition Femmes de justice : les pionnières, conçue par Gwenola Joly-Coz et réalisée par l’association Femmes de justice (parcours de onze femmes qui ont marqué l’histoire judiciaire française et contribué à l’ouverture des métiers de la justice aux femmes) ; le 19 mars, à 18 h : présentation des sculptures d’Élisabeth Laborieux avec une intervention musicale des Dames de chœur (Tribunal judiciaire de Périgueux, 19 bis boulevard Montaigne).
* L’édition 2025 “Libertés des femmes, un combat au quotidien” avait rassemblé 27 structures et associations pour 41 événements organisés, avec une participation estimée à environ 3 000 personnes.
• À suivre dans un prochain article : une présentation du salon Talents de femmes organisé par le club Soroptimist de Périgueux.
Presse : cherchez les femmes
Dans le cadre de son 40e anniversaire, le Club de la presse du Périgord propose une série de cafés média thématiques tout public et commence mardi 3 mars à 19h, à Co’Thé Vintage, à Périgueux (6, rue de l’ancien Hôtel de ville), en prélude à la journée internationale des droits des femmes.

Elles en sont les témoins et les actrices : les femmes sont davantage présentes et visibles dans la presse locale, journalistes plus sensibles au sort réservé à leurs semblables et au traitement de l’information les concernant. La presse reflète l’évolution d’une société qui a ajouté la parité au cadre politique, posé le mot féminicide sur des faits divers, découvert la Tech au féminin… Après le rappel des évolutions de la loi et d’éléments statistiques par Valérie de Pauw, déléguée départementa
le aux droits des femmes et à l’égalité, plusieurs consœurs seront appelées à témoigner sur des facettes de leur métier. Participeront : Agnès Molinier, créatrice du podcast Vieilles ! après sa carrière parisienne interrompue ; Anne-Marie Siméon, plafond de verre ou pas au sein d’un grand groupe de presse ? Isabelle Sarran, les présidentes du club de la presse, les prix Femmes et Dominique-Lavigne* du club ; Claude-Hélène Yvard, approche du milieu sportif ; Émilie Delpeyrat, vécu en rubrique police justice ; Joëlle Chevé, cadre universitaire et historique (autour de Suzanne Boireau-Tartarat qui a préparé et animera ces échanges).
*Le premier président du club de la presse du Périgord était… une présidente. Comme aujourd’hui. Le club a créé en 2013 un prix qui valorise chaque année, autour du 8 mars, trois parcours remarquables (la cérémonie se déroulera avant le café média). Il a aussi créé en 2006 le Trophée gourmand Dominique-Lavigne à la mémoire de l’une de ses présidentes, disparue cette année-là.
Paroles de femmes

Les Colomniéroises de tous horizons ont leur moment privilégié tout au long de l’année : les 3e vendredis du mois, “Paroles au féminin” leur est réservé pour échanger librement et simplement sur des sujets de vie quotidienne (de 9h à 11h, dans les locaux du CCAS de Coulounieix-Chamiers). Le rendez-vous proposé par l’équipe du Centre communal d’action sociale est bien installé dans le paysage local, pour sa 3e année, au service des habitantes qui se retrouvent autour d’un café pour discuter de santé, de loisirs, d’éducation, d’emploi, tous sujets qu’elles ont envie ou besoin d’aborder, dans un esprit de partage d’expériences et de solidarité.
• En libre d’accès, les VENDREDIS 16 janvier, 20 février, 20 mars, 17 avril, 22 mai, 19 juin, 17 juillet, 18 septembre, 16 octobre, 20 novembre et 18 décembre 2026.









