Le récent n°3984 de Télérama (P. 133, Ma mère, souvenirs amers), attire avec TT l’attention des lecteurs sur la série “Le Mal de mère” disponible en podcast (3X45 mn) sur Louie Media. Chloé du Broca, comédienne et metteuse en scène bien connue en Dordogne pour avoir fondé le Théâtre du Roi de Cœur, compagnie qui a migré de Maurens à Bergerac, témoigne de sa propre expérience en abordant un sujet sensible et délicat, celui de la violence maternelle. Protéiforme, dévastatrice.
Quand la protection devient domination, elle déborde vers la malveillance. Dans cette enquête documentaire, Chloé de Broca recueille la parole d’autres femmes victimes de maltraitance dans leur enfance, autant de « bouteilles à la mère ». Apeurée par la possible reproduction de cette « malédiction » au moment de devenir mère à son tour, surtout dans un nouveau schéma mère-fille, elle a plongé dans la complexité des liens familiaux et interroge des experts, sociologue, psychologue.
Blessures intimes

Entre crainte, tristesse, honte, culpabilité et impression de gêner, « cette mauvaise fille qui va dire du mal de sa mère » explore les manières de briser la transmission, d’inverser le sens d’une lignée traumatique ; et comment aborder cette autre forme de violence intrafamiliale en des temps où l’on commence enfin à se préoccuper de celle qui s’exerce entre conjoints…
La violence, physique ou psychologique, à l’encontre des enfants peut couver longtemps. Jusqu’à la rupture : par la fuite, s’agissant de l’autrice de la série. Des années plus tard, sa mère est venue sonner chez elle, « de l’intérieur » : d’où cette série « pour comprendre », plongée dans le côté obscur d’une vie par ailleurs rayonnante, nausée tenace sur un bateau magnifique. Comment guérir du mal de mère ? Louie Média fournit sur sa page d’écoute des ressources et contacts utiles.
Vers un spectacle
Chloé de Broca prépare un spectacle, (texte, mise en scène, jeu) en création au Théâtre du soleil : avec La clairvoyance des folles (du 30 septembre au 11 octobre), des artistes femmes écrivent des mythologies nouvelles. Cette aventure a commencé avec « Qui sème le vent récolte Sémyramis », un bureau de femmes qui ont à cœur « l’écriture et la mise en mouvement des pensées écoféministes au travers de créations artistiques et d’actions culturelles ».









