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Presse : cherchez les femmes…

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ET RETROUVONS-LES. Un café média organisé par le Club de la presse du Périgord, avant le 8 mars, était consacré aux femmes dans la presse ; au double sens de celles qui font la presse — avec le témoignage de consœurs sur certaines facettes du métier— et de celles dont il y est question. Les médias comme miroir de l’évolution de la société.

L’un des prix du club, remis chaque année au moment du 8 mars, revenait à l’une de ses membres, une fois n’est pas coutume. Agnès Molinier a créé le podcast Vieille ! et écrit le livre J’ai passé l’âge : deux titres qui disent assez bien de quoi il est question dans la discussion avec elle.

Isabelle, Anne-Marie, Suzanne, Agnès, Émilie © H.C.

« J’ai fait ma carrière dans l’audiovisuel, à fond dans un monde qui s’ouvrait idéologiquement, persuadée que tout allait changer et que c’était le grand soir. » Aujourd’hui, du côté de la radio comme de la télé publique, des femmes sont aux commandes. « En creusant un peu, comme ailleurs, on a toutes entendu des blagounettes, supporté une ambiance… Quand on arrivait en reportage, les gens s’adressaient au cameraman en cherchant le journaliste. Ça a changé, et les femmes sont aussi derrière la caméra. » Certes, Agnès n’a pas été écartée du 20h au motif qu’elle était vieille, « ce serait hors la loi, mais on remarque que les postes au plus haut niveau à France Télévisions ne sont pas occupés par des femmes âgées. On a eu une directrice de l’info, Arlette Chabot, et deux rédactrices en chef du 20h, Agnès Vahramian et moi. »

La télévision reflète l’évolution des mœurs, « cela touche à la représentation que l’on a des femmes, ainsi je voulais diriger le service économie plutôt que le service éducation ». Pour résumer, « mieux vaut être jeune et belle, que vieille et moche quand on travaille à la télé ! » 

Joëlle Chevé confirme, pour ce qu’elle expérimente de la presse parisienne : « je ne donne jamais mon âge, la question du jeunisme est lourde en France, surtout pour les femmes ». Ce à quoi Anne-Marie Siméon répond que si on continue à ne pas le dire, on ne changera jamais les mentalités.

Plafond de verre

Si Agnès a pu passer des caps dans la hiérarchie de l’audiovisuel public pour arriver à la rédaction en chef du 20h, nous allons voir avec Anne-Marie Siméon, qui vient à peine de remiser son titre de directrice départementale du quotidien Sud Ouest, si le fameux plafond de verre existe dans un grand groupe de presse régional…

Isabelle Sarran, Anne-Marie Siméon © SBT

« Je ne l’ai pas cherché, je n’avais pas cette ambition au départ. Dans un titre comme Sud Ouest, quand je suis arrivée au siège, à Bordeaux, ça faisait seulement dix ans que les femmes pouvaient venir travailler en pantalon… Une collègue, avant moi, avait un chauffeur quand elle partait en reportage le soir. » Entre paternalisme et approche protectrice, Sud Ouest sortait de cette époque quand Anne-Marie est arrivée de Dordogne Libre où elle était, alors, la seule femme. « J’ai toujours eu la parole libre, pas seulement parce que je suis à la retraite depuis un mois, sourit-elle. La ligne éditoriale c’est quand même rugby taureau macho. On arrive à faire passer les messages avec humour. Sud Ouest, parfois qualifié de Figaro de Bordeaux, avec un côté très tenu, ne laissait pas les femmes seules à la manœuvre. » 

La loi de 2011 relative à la mixité dans les entreprises a sûrement orienté la décision des dirigeants qui en ont fait la 3e femme chef d’agence départementale, après Christiane Moulinier (à Périgueux, aussi !) et Catherine Debray. « Personne ne voulait venir en Dordogne et je rêvais de revenir, ça tombait bien ! » Elle s’est aussitôt battue, avec des soutiens en interne, contre un certain « chaperonnage » que d’autres journalistes du groupe vivaient mal, elles-aussi. « S’il n’y a pas de contrainte, on n’arrive à rien. La formule de Christine Lagarde est pertinente : avec les quotas, on trouve des femmes ; sans eux, on trouve des excuses. Il faut une obligation pour que les femmes accèdent à des postes à responsabilité, sinon on n’y arrivera jamais. » Elle constate qu’il n’y a désormais plus de femme directrice départementale à Sud Ouest. Et que, dans les rédactions, les femmes sont essentiellement au desk. « En termes d’organisation, c’est capital que les femmes puissent être aux manettes, le rythme de la société change là aussi. »

L’égale des hommes côté “faits div”

« Émilie a dû faire ses preuves plus que n’importe quel mec pour les faits divers, » assure Anne-Marie, qui s’était aussi distinguée dans cette rubrique. En effet, Émilie Delpeyrat est officiellement faits-diversière depuis un an, depuis que le titulaire du poste — qu’elle secondait depuis trois ans — a été promu à Bordeaux. Elle est aussi correspondante du Monde en Dordogne. Ne pas se fier à sa discrétion et à son fluet timbre de voix ! Émilie est une battante qui s’accroche et se passionne pour « cette matière en apparence assez difficile à manier, mais intéressante humainement parlant ». Elle évoque sa première conquête en entrant à Sud Ouest : « être sur le terrain plutôt qu’au desk — un poste qui n’a rien de dégradant, qui est même très exigeant — parce que j’y étais plus à l’aise ; et je voulais y être l’égale des hommes ».

Émilie Delpeyrat © SBT

Elle comprend vite que pour exister, il fallait sortir de la culture et de l’éducation, et aller vers l’économie, la politique, les faits divers. « J’y suis arrivée par surprise. J’ai beaucoup appris de Thomas Mankowski qui m’a donné envie de me perfectionner. J’y suis aujourd’hui épanouie, avec des coups d’adrénaline, de l’enquête, on se lève sans savoir ce qui va nous tomber dessus. J’y trouve satisfaction, à l’heure où les relations avec les institutions se tendent et sont presque inexistantes, que l’on soit homme ou femme. » Police, gendarmerie, justice, « les lieux se ferment, à l’image du nouveau commissariat de Périgueux ». Plus les relations officielles se distendent, plus il faut travailler les liens interpersonnels, « déployer des trésors d’ingéniosité pour tisser des liens, plutôt avec des hommes car les femmes parlent moins, peut-être craignent-elles le faux-pas, et sont plus intransigeantes avec moi : on revoit des mécanismes sociaux à l’œuvre ». Celle dont « le kiff absolu est d’arriver à faire parler des gens qui n’en ont pas le droit » dit se prendre souvent des murs et offrir des chocolats à perte, mais parfois…  arrivent de petits miracles, comme l’invitation au mariage de l’un d’eux cet été en Bulgarie !

« C’est important que des femmes s’emparent de cette matière », pour montrer que c’est possible même si les horaires ne coïncident pas à la vie d’une jeune maman comme elle, « heureusement que mon mari assure la garde le soir car j’arrive à 20h30, le petit est déjà couché ». Elle se rattrape le week-end quand Loïc travaille.

Émilie sait qu’elle ne passera pas sa vie dans cette spécialité usante, avec son lot de déceptions et déconvenues, « il faut savoir partir à temps, et j’espère former la relève d’ici-là ». En espérant passer le flambeau à une jeune femme, sans crainte de partager les secrets de fabrication, pour en faire une aventure ludique.

Dans les sujets qu’Émilie traite dans ses rubriques, ici comme ailleurs, des mots comme féminicide, consentement ou soumission chimique sont venus se poser. Notons que le volume de contenus médiatiques sur les violences faites aux femmes a été multiplié par 6 depuis 2014 (source Observatoire de la présence des femmes dans les médias français). « C’est aussi dû à une politique du Parquet, défini par la Chancellerie, qui incite à mettre ces sujets en avant. Aujourd’hui, c’est le narcotrafic qui l’emporte… quand il y a communication », complète-t-elle.

Histoire de femmes

Isabelle, Anne-Marie, Suzanne, Agnès, Valérie de Paw, Joëlle, Émilie © H.C.

Le travail de Joëlle Chevé dépasse largement le côté “vue à la télé” dans Secrets d’Histoire, interventions qui assurent une visibilité pour ses autres activités (ses contrats d’édition notamment, un milieu proche de celui de la presse) mais dont elle ne tire aucun revenu, « j’y suis en qualité d’historienne et non de journaliste ». Un parcours atypique l’a conduite vers la presse avec un sésame universitaire pour une spécialité en histoire. « Élevée dans un esprit féministe, l’idée qu’une femme devait travailler bien plus qu’un homme pour être reconnue dans ses compétences », elle est arrivée tardivement dans le monde du travail, sans nourrir d’ambition. « La presse culturelle et historique est très différente. Pour y être reconnue, il faut être expert en la matière. Je n’ai pas connu le sexisme, beaucoup d’historiennes et universitaires, comme Mona Ozouf ou Michelle Perrot, ne l’ont pas rencontré non plus. » À Elle, Atmosphère, Demeures et châteaux, elle n’avait que des rédactrices en chef.

Entrée à Historia en 1999 comme chroniqueuse d’ouvrages, au moment où le magazine accomplissait sa mue, elle s’est ensuite vue confier par la rédactrice en chef la rubrique expositions, « un vrai travail de journaliste » qui lui a permis de rencontrer les institutions culturelles parisiennes : Versailles, Le Louvre, l’Institut du Monde arabe… où les femmes sont présentes aux postes clé, y compris dans les agences culturelles.

« Je crois en la force du savoir, de la culture, de la connaissance, on a des armes pour se battre encore. » Joëlle Chevé

Joëlle a connu quatre reprises du titre : de Pinault à Bernard Arnault en passant par Perdriel. Le magazine, vendu à 300 000 exemplaires dans les années 1960, se situe à 50 000 aujourd’hui. C’est vers les réseaux que se tourne désormais de jeunes consœurs comme Virginie Girod, qui y trouve un terrain d’expression à la mesure de son ambition, faute d’accéder aux grandes émissions du genre tenues par des hommes.

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Un échange entre consœurs convient que la solidarité féminine, plus volontiers qualifiée de sororité désormais, a des progrès à faire dans la culture d’entreprise, c’est l’avis d’Anne-Marie. Joëlle souligne qu’elle doit à des femmes ce qui lui est arrivé de bien, « on se soutient dans ce milieu très féminin » ; Agnès de même.

Le journalisme compte parmi ces métiers, comme l’enseignement, la santé ou le social, qui se féminisent au fur et à mesure qu’ils se précarisent (ou inversement).

Pour Anne-Marie, « chaque crise, chaque sujet considéré comme plus important (Covid, conflits dans le monde), suscite une régression des mentalités pour l’égalité homme-femme », « comme pour l’écologie » ajoute Émilie. Et on sait combien l’écoféminisme a compté dans l’évolution des unes et de l’autre.

Rien que des femmes

« À titre personnel (SBT, ndlr), c’est pour essayer d’offrir une plus grande visibilité aux femmes formidables que je croisais régulièrement lors de mes reportages que j’ai eu l’idée de créer Famosa en 2013, un magazine de société pensé comme un concentré d’initiatives au féminin, sur tous les terrains, surtout en milieu rural et au “pays de l’Homme”. L’aventure Famosa, que j’ai quittée en 2020, se poursuit avec l’équipe de Réussir et la société d’éditions Périgord Limousin : 13 ans d’existence !

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En me souvenant de mon parcours dans la presse locale, notamment dans la sphère économique et le monde culturel, je peux témoigner d’une présence accrue de femmes à des postes de responsabilité, et donc de son reflet dans la presse. En 40 ans, la parité est passée par là en politique, des femmes sont devenues maires de villes importantes (mais une seule présidente d’intercommunalité) et conseillères départementales ; nous n’avons pas encore eu de présidente de CCI, Chambre de métiers ou d’agriculture, mais un trophée met à l’honneur les artisanes, des vigneronnes se sont groupées en association, des porteuses de projets se fédèrent avec les Premières et la dynamique de la French tech Périgord est portée par une femme… Autant de parcelles de reconnaissance. »

L’égalité, c’est du sport

Claude-Hélène Yvard a préféré ne pas participer à cette soirée en raison du climat électoral à cette période. Voici, pour résumer, ce qu’elle souhaitait partager. Première femme de moins de 25 ans élue au comité directeur fédéral de la fédération cyclotouriste, en décembre 1996, elle est devenue en janvier 2021 secrétaire générale de la Fédération, jusqu’en décembre 2024. Elle est membre du bureau fédéral (secrétaire adjointe), responsable de la communication et rédactrice en chef de la revue cyclotourisme (9600 ex), l’une des rares revues de fédération nationale (dans une activité sportive qui compte 18 % de licenciées femmes). Ces missions sont toutes bénévoles.
La loi du 2 mars 2022 pour démocratiser le sport en France a fait évoluer les conseils d’administration des Fédérations sportives vers la parité. Ainsi au sein de la Fédération française de cyclotourisme (110 000 membres, 2800 clubs), les 19 membres du Comité directeur fédéral se répartissent entre 10 hommes et 9 femmes… dont une présidente, pour la 3e fois.

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À partir de 2028, les comités régionaux des fédérations sportives devront aussi avoir des conseils d’administration paritaires. Selon Claude-Hélène, la parité dans le sport, tout comme dans les médias, est un long chemin. L’accès aux responsabilités au sein des instances sportives souffre des difficultés à cumuler vie professionnelle et vie privée, de l’autocensure des femmes (syndrome de l’imposteur), des modèles masculins de management, des stéréotypes de genre et de sexisme. Dans les médias, un journaliste sportif sur dix est une femme (seulement… mais en progression). Et si l’on s’intéresse au contenu, les femmes représentaient 2,7 % des photos centrales à la une du journal L’Équipe en 2024 (21 % si on ajoute les vignettes bandeaux). 79 % des Unes ne présentent aucune femme, soit dans l’année 288 jours sans femme à la une.

Femmes du Club

L’actuelle présidente, Isabelle Sarran (Sud Ouest), a retracé l’histoire du Club de la presse du Périgord. Le premier président était… une présidente, Michèle Frindel (Sud Ouest). Isabelle, 18e journaliste à ce poste, est la 6e femme à l’occuper après Claire Delbos, Dominique Lavigne, Sandrine Lemasson, Isabel Hirsch. En hommage à Dominique Lavigne, qui nous a quittés il y a bientôt 20 ans, le Club a créé un Trophée gourmand qui permet de récompenser des talents, notamment féminins. Et il remet aussi depuis 2013, à l’occasion du 8 mars, un prix annuel à trois femmes d’exception.

Séquence émotion

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Le journaliste afghan Fayaz Wira, réfugié à Périgueux, a souhaité prendre la parole pour dire combien la culture française et le combat des Françaises avaient compté pour son pays. « Les premières écoles modernes pour les garçons et les filles, à Kaboul, datent de 1922, même si des formes traditionnelles d’éducation existaient bien avant. Des professeurs français ont été envoyés pour enseigner dans ces établissements. Notamment à la Malalai High school, le premier grand lycée moderne, où les garçons et les filles étudiaient ensemble. Une autre école, Istiqlal, a éduqué des figures majeures, comme le roi Zahir Shah, qui a dirigé l’Afghanistan pendant presque quatre décennies. Ahmad Shah Massoud, le célèbre héros national afghan, figure majeure de la lutte contre l’invasion soviétique, les talibans et l’extrémisme, avait aussi étudié dans ce lycée français et parlait couramment le français. La France a aussi fondé la prestigieuse Délégation archéologique française en Afghanistan, il y a plus d’un siècle, une structure dédiée à la culture et la recherche archéologique. De même, l’institut français en Afghanistan, l’une des institutions culturelles les plus respectées du pays, un vrai pont culturel entre les deux pays, a été actif pendant de nombreuses années. »

Dans le berceau de la riche civilisation perse, pays d’érudits comme Rumi, Avicenne et Al-Burini, derrière l’écran noir des Talibans il ne fait pas oublier qu’une « grande partie de cette société multi ethnique possède un immense potentiel pour développer et dynamiser le pays. Dans le passé, nous avons eu des femmes comme Anahita Ratebzad, l’une des leaders du parti populaire démocratique d’Afghanistan, parti de gauche, qui a été la première femme ministre et vice-présidente du pays dans les années 80. Meena Keshwar Kamal, une militante politique et écrivaine, a fondé une organisation politique féminine il y a 50 ans. Durant les 20 dernières années, beaucoup de femmes de talent ont émergé dans les sphères politiques et culturelles d’Afghanistan. » Des femmes sont courageusement descendues dans la rue contre le régime oppressif, misogyne et terroriste taliban, faisant face à une répression brutale.

Revisitant leur œuvre, il a évoqué les figures de féministes comme Simone de Beauvoir et Hélène Cixous : leur engagement a compté en France, et « a aussi inspiré des femmes dans de nombreux pays, notamment l’Afghanistan et l’Iran (…)  Il n’est pas exagéré de dire que les mouvements féministes de par le monde continuent de tirer leur inspiration » de Simone de Beauvoir, et « Le rire de la méduse » d’Hélène Cixous « est considéré comme l’un des textes féministes les plus importants. Jacques Derrida la considérait comme la plus grande écrivaine française moderne (…) Le féminisme français, les écrivaines françaises, et les mouvements féministes de ce pays ont été une source d’inspiration pour les femmes du monde entier dans leur quête pour l’égalité et les droits humains.
La présence des femmes dans toutes les structures, notamment dans les médias, est essentielle ».
Des paroles d’autant plus émouvantes qu’elles proviennent d’un journaliste afghan en exil.

Quelques chiffres

Dans les débats télévisés, elles sont encore minoritaires parmi les experts, et plus exposées au cyberharcèlement lorsqu’elles s’expriment. Les femmes ne représentent que 22 % des 1 000 personnalités les plus médiatisées.

Malgré la féminisation des rédactions ces vingt dernières années, les femmes restent sous-représentées aux plus hautes fonctions. Elles sont particulièrement absentes des rubriques traditionnellement considérées comme masculins : sport 6,3 %, politique 20 %, international 30,4 % pour les femmes, cuisine 42,3 %.

La Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels (CCIJP) pour l’année écoulée (commission dont deux journalistes du club, Hélène Rietsch et Emmanuel Claverie sont les correspondants régionaux, succédant à Hervé Chassain).

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En 2025, les femmes représentent 48,6 % des effectifs des 34 387 journalistes en activité. La profession continue de se féminiser avec 54,5 % des premières délivrances de cartes, surtout CDD et pigistes, ce qui va dans le sens d’une précarisation de la profession que le chercheur Jean-Marie Charon avait indiquée lors de la conférence organisée par le club à Périgueux.

L’étude 2025 sur la parité dans les médias (Audiens) montre que les femmes sont majoritairement représentées chez les non-cadres dans la presse et les productions audiovisuelles.

Notons que la commission conserve depuis 1935 les dossiers de chaque titulaire de la carte de presse : une mine d’informations, on y retrouve par exemple la trace de Louise Weiss, dont on connait le combat féministe (rédactrice en chef du journal clandestin La nouvelle République, pendant l’occupation).