Le parcours de la jeune femme avait tout pour la destiner à la structure : après des études à Bordeaux, « j’ai fait beaucoup de choses, très différentes, dans les univers cosmétique et alimentaire. Le Covid m’a fait revenir en Dordogne, avec ma famille ». L’expérience idéale pour l’institut, spécialisé dans les tests des produits de ces deux secteurs.
Tout est modulable
Cécile Palermo gère les appels entre les testeurs et Imasens, sa polyvalence lui permet aussi de préparer les produits en laboratoire de dégustation ou pour les tests à domicile. « Compte tenu de la diversité du fichier que nous avons constitué, ma mission nécessite de contacter des centaines de personnes par jour pour organiser les séances », lesquelles reposent sur une représentation précise de profils pour respecter la cible. « Nous avons des contraintes pour répondre aux attentes des clients, avec des critères d’âge, de sexe, d’activité qu’ils définissent avec la directrice d’études. C’est parfois difficile à faire comprendre car certains aimeraient venir plus souvent que les 24 séances annuelles prévues. On ressent les difficultés, les bons d’achat alloués sont souvent bienvenus. » C’est une mission d’équilibre de ne décevoir ni le client ni les testeurs. Et certains produits plaisent plus que d’autres, avec des particularités, comme les couches pour bébés qui demandent une plus grande disponibilité de la famille intéressée.
Patience et esprit pratique sont des qualités essentielles pour piloter tout cela. « Jongler avec les agendas, penser à un maximum d’éléments pratiques, maîtriser la logistique avec les annulations de dernier moment par mauvais temps ou enfants malades, sans oublier les personnes qui ne préviennent pas de leur absence… » Même si elle compose en « prévoyant l’imprévu », c’est toujours de l’adaptation. L’organisation est un peu plus souple pour les tests à domicile : une fois la sélection faite à partir d’un questionnaire, l’envoi d’un SMS indique à chacun le casier et le code pour s’approvisionner. « Puis il faut vérifier et savoir qui n’est pas venu… et rappeler. » Les testeurs répondent ensuite depuis chez eux, sur le site internet.
Un rythme soutenu

Cécile s’occupe principalement des testeurs déjà recrutés par Imasens tandis que sa collègue Laura sollicite tous azimuts de nouveaux profils pour compléter la communauté : par exemple, s’agissant des produits bébé, les crèches et professionnels de puériculture, une influenceuse sur les réseaux, etc. « Nous sommes très complémentaires pour gérer le recrutement et la fidélité de nos testeurs. Ça nous fait vraiment plaisir d’avoir de bons retours de leur part. » Les avis positifs augmentent sur Google, avec des retours sur l’accueil attentionné réservé aux habitués des tests. Toutes deux sont très réactives. « On ne s’ennuie jamais au call center, on s’entraide, ça sonne dès 8h et quand ça ne sonne pas c’est nous qui appelons, les livraisons se succèdent et des testeurs s’approchent dire un mot à l’accueil… » Elles connaissent la vie des consommateurs, leurs habitudes, certains aiment se revoir au sein d’un même groupe. Et bien sûr « tout le monde sollicite tout le monde pour enrichir nos panels, on recrute nos proches, nos réseaux ». Leur nombre a augmenté en 2025 après les actions de visibilité réalisées, « mais ce n’est jamais suffisant ».
Des consignes à respecter

Cécile Palermo ne se lasse pas des relations sociales, d’apprendre à mieux connaître les bons, et parfois moins bons, côtés de l’être humain… ce qui a conduit à la mise en place de boîtiers sécurisés pour remédier aux vols de produits à tester. Elle constate aussi que les enfants sont parfois plus disciplinés que les parents (à noter que tous les mineurs, même les ados, sont accompagnés par les parents pour s’assurer d’absence d’allergies). « Le bon côté, c’est la fidélité de nos consommateurs, ceux qui viennent au pied levé en cas d’absence d’un d’entre eux, il le font avec plaisir et viendraient même sans l’indemnisation prévue. »
Si Cécile se sent parfaitement à l’aise dans ce poste stratégique, elle apprivoise l’idée de le faire évoluer vers des aspects qu’elle connaît bien : compte tenu du développement actuel d’Imasens vers l’univers cosmétique en direction des professionnels du secteur de la beauté (coiffure, esthétique), elle aimerait valoriser son expérience d’esthéticienne dans les gestes de soin prévus dans le cadre de ces nouveaux marchés. « C’est la bonne surprise récente, il n’en était pas question à mon arrivée, il y a cinq ans. Des perspectives s’ouvrent et des projets fleurissent avec la construction du nouveau bâtiment et l’aménagement d’un salon esthétique, avec un confort de travail supplémentaire. C’est très motivant. »
Reprise !
2026 commence très fort, alors que les débuts d’année sont d’habitude plus calmes sur le front des tests et permettent à l’équipe d’avancer sur les dossiers d’indemnisation, etc. « Les clients d’Imasens sont très demandeurs, on sent une reprise avec un rythme qui reste sur la lancée de décembre, mois très chargé pour terminer le volume annuel, notamment dans l’alimentaire. »









